2012

2013

MÉDÉE de Pierre Corneille
mise en scène Paulo Correia
collaboration artistique Gaële Boghossian




 

Derniers feux du théâtre baroque : deux ans avant Le Cid et sa querelle, puis l’instauration de l’ordre classique et de la règle des bienséances qui proscrit de la scène toute effusion de sang, Médée : cinq morts, dont deux dans les flammes… à la vue du public. Corneille dit emprunter à Sénèque « ces poisons, ces lamentations, ces cruels élans de l’épouse abandonnée, balancés par l’amour maternel, tant de sentiments qu’elle revêt et dépouille tour à tour… » C’est l’épisode final de la légende qu’il choisit de traiter : Jason, séducteur lassé, tenté par de nouvelles conquêtes – celle surtout de Creuse, fille de Créon, roi de Corinthe – abandonne Médée qui se venge : de sa rivale en lui donnant la robe imbibée de poisons qui les brûle, elle et son père ; de l’amant infidèle en poignardant les enfants qu’elle a eus de Jason… Puis elle s’enfuit. Jason se tue. « Mes désirs sont contents », conclut-elle. Petite-fille du soleil, Médée, l’étrangère, est aussi magicienne : grâce à elle le merveilleux s’infiltre dans cette tragédie de sang. La sorcellerie technologique, en référence au genre de l’heroic fantasy, ne nous permet-elle pas aujourd’hui de passer avec elle du monde des hommes à celui des divinités et de céder à un envoûtement qui ouvre sur l’étrange et sur l’invisible ?

21 MARS // 21 AVRIL 2013

au Théâtre de la Tempête - salle Jean-Marie Serreau
du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 16h

AUTOUR DU SPECTACLE

RENCONTREavec l'équipe du spectacle Médée
24 MARS 2013

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

crédits & mentions légales