texte Molière
mise en scène Clément Poirée
L’histoire d’une génération qui ne veut rien lâcher au risque de nécroser celle qui vient, Molière l’a génialement racontée dans L’Avare. Pièce hilarante sur un grand vice, un désir ogresque qui confine à la folie, à la tyrannie. Clément Poirée se risque à revisiter cette comédie « en mode radin » pour interroger ses résonances au temps de la décroissance, aujourd’hui où les valeurs sont renversées.
L’histoire d’une génération qui ne veut rien lâcher au risque de nécroser celle qui vient, Molière l’a génialement racontée dans L’Avare. Pièce hilarante sur un grand vice, un désir ogresque qui confine à la folie, à la tyrannie. Clément Poirée se risque à revisiter cette comédie « en mode radin » pour interroger ses résonances au temps de la décroissance, aujourd’hui où les valeurs sont renversées.
"HARPAGON. – Je voudrais bien savoir, sans parler du reste, à quoi servent tous ces rubans dont vous voilà lardé depuis les pieds jusqu’à la tête, et si une demi-douzaine d’aiguillettes ne suffit pas pour attacher un haut-de-chausses ? Il est bien nécessaire d’employer de l’argent à des perruques, lorsque l’on peut porter des cheveux de son cru, qui ne coûtent rien.” Acte I scène IV
Sur scène, une troupe en slip devant des étagères vides. Tout le monde est là, les interprètes mais aussi l’équipe artistique qui habituellement œuvre dans le secret des répétitions. Ils n’attendent que le public et ce qu’il voudra bien leur donner. Objets en tout genre, vêtements, fruits et légumes, bijoux, instruments, trombones, boutons, cafetières… tout est bon ! C’est grâce à votre générosité (ou malgré votre pingrerie, c’est aussi drôle) que la représentation s’inventera sous nos yeux, comme sur une place de village. Un happening chaque soir différent. Une manière d’éclairer notre rapport intime à l’avarice et de mettre à nu ce qui fait la richesse d’un spectacle : une équipe à l’unisson et un public-artiste qui apporte la pièce manquante. Un Avare à l’épreuve de ce qui fonde l’art de la représentation : le partage. Une expérience d’économie circulaire aussi puisque tous vos dons seront redistribués pour le réemploi solidaire. Alors, prodigue ou avare ?
Distribution
avec John Arnold [Harpagon], Mathilde Auneveux (du 1er au 14/11 et du 18 au 23/11) en alternance avec Liora Jaccottet (les 15 et 16/11) [Élise], Pascal Cesari (1er et 2/11 et du 9 au 23/11) en alternance avec Anthony Ruotte (du 4 au 8/11) [Cléante], Virgil Leclaire [La Flèche], Nelson-Rafaell Madel (du 1er au 9/11) en alternance avec Pierre Lefebvre-Adrien (du 11 au 23/11) [Valère], Laurent Ménoret [maître Jacques, maître Simon], Marie Razafindrakoto [Mariane], Anne-Élodie Sorlin [Frosine]
et sur scène en direct Erwan Creff* OU Caroline Aouin OU Hortense Gavriloff (scénographie), Guillaume Tesson* OU Victor Veyron OU Marine David (lumières), Hanna Sjödin*, Camille Lamy OU Malaury Flamand (costumes), Stéphanie Gibert* assistée de Farid Laroussi (musique, son), Pauline Bry-Martin* OU Sylvain Dufour (perruques, maquillage), Yan Dekel OU Victor Veyron (régie générale), Émilie Lechevalier OU Solène Truong (habillage)
collaboration artistique Pauline Labib-Lamour, Sylvain Dufour
*concepteur/conceptrice
Production
production Théâtre de la Tempête, subventionné par le ministère de la Culture et la région Ile-de-France, soutenu par la ville de Paris ; en coproduction avec le Théâtre de la Manufacture – CDN Nancy Lorraine et la CREA – Coopérative de Résidence pour les Écritures et les Auteurs-rices – Mont-Saint-Michel – Normandie, Les Passerelles – scène de Paris – Vallée de la Marne, L’Azimut – Antony – Châtenay-Malabry – pôle national Cirque en Ile-de-France ; avec le soutien du Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN, de l’École de la Comédie de Saint-Étienne/DIÈSE# Auvergne-Rhône-Alpes, du dispositif d’insertion de l’École du Nord ; avec l’aide de la ressourcerie La Petite Rockette. presse Pascal Zelcer
- mardi > samedi 20h // dimanche 16h
- relâche les lundis
- salle Serreau
- durée 2h20 sans entracte
- pensez à apporter vos dons
L'Humanité 18 novembre 2025 "Clément Poirée met en scène avec malice une troupe de comédiens qui associent, avec talent, solidarité et respect véritable d’un classique du répertoire comique." | France Info 7 novembre 2025 "Clément Poirée recycle le chef-d'œuvre de Molière dans une mise en scène inventive et participative. Au grand bonheur du public, venu avec des sacs de vêtements, bijoux ou jouets pour habiller les comédiens. Du théâtre total, immersif." | TV5 Monde 23 septembre 2024 [À REGARDER] un reportage de Pascale Achard (2'10) | Le Journal d'Armelle Héliot 14 septembre 2024 "Source de rires, de gags. Mais rien qui puisse empêcher la troupe excellente de servir le chef-d’œuvre. Et rien pour distraire l’interprète du rôle-titre. Il impressionne." | État-critique 24 septembre 2024 "A la Tempête est une délicieuse invitation à savourer le reste de leur saison très alléchante. Tour de maître pour cette version très réussie du chef d’œuvre de Molière" | Coups d'œil 15 septembre 2024 "Le temps de régler ce beau ballet de dons en tous genres — avec même des choses incongrues —, la comédienne qui incarne Frosine, aidée par les uns et les autres, fait office de chauffeuse de salle. L’ambiance est assurément à la fête !" | L'Autre Scène 15 septembre 2024 "La direction d’acteur emprunte au cirque et au clown. Les nombreuses adresses au public finissent de fabriquer le show. Un seul mot résumerait l’Avare de Clément Poirée : la joie." | Hottello 20 octobre 2024 "La troupe est à l’aune de cette ambiance festive emmenée par une Anne-Elodie Sorlin déchainée dans le rôle de l’entremetteuse Frosine, doublé de celui du deus ex machina Anselme, meneuse de revue pimpante et canaille." | RegArts 20 octobre 2024 "Très bien dirigés mais libres dans leur jeu, les comédiens sont aussi remarquables que drôles, depuis un John Arnold qui campe un Harpagon à la fois terrifiant et ridicule jusqu’à une Anne-Élodie Sorlin qui fait une épatant Frosine. À consommer sans retenue." | Le Figaro 22 septembre 2024 "Dans un joyeux brouhaha, les spectateurs, préalablement invités à vider leurs placards, déballent sacs et cabas afin de vêtir une troupe en petite tenue qui s'émerveille de chaque don." | Le Club Le Figaro Culture 8 octobre 2024 [À ÉCOUTER] émission présentée par Jean-Christophe Buisson (de 26'18 à 27'44) | France 3 7 octobre 2024 [À REGARDER] émission ICI 19/20 Paris Ile-de – reportage de Norbert Cohen et Florie Castaings (2'40) | Europe 1 8 octobre 2024 [À ÉCOUTER] reportage de Marie Gicquel (1'25) | Arts-chipels 16 octobre 2025 "Le comique est à tous les étages. Cléante devient un jeune gandin plein de fanfreluches que seul son amour pour une jeune fille pauvre parvient à sauver du ridicule. Valère a la malice d’un Arlequin et Frosine, en entremetteuse qui arrange le mariage d’Harpagon avant de le défaire avec le même entrain, est impayable." | Culture Tops 3 octobre 2024 "Soulignons la jubilation communicative des interprètes à interpréter cette comédie, dont Clément Poirée souligne à la fois la farce et la cruauté. La synergie de jeu est telle qu’on ne peut distinguer tel ou telle, tant ils sont tous excellent-e-s." | Tatouvu 1 octobre 2024 "La vraie richesse d'un spectacle, c'est sa troupe". Vous les avez vu haranguer le public, jouer les chauffeurs de salle, le faire participer comme vous les avez vu dire le texte, le jouer. Avec talent. Tous. C'est l'art de la troupe." | Un fauteuil pour l'orchestre 17 septembre 2024 "On remet le couvert chaque soir avec des frusques différentes, prétextes à de nouvelles improvisations. Imaginons qu’un soir la collecte ramène un canari ! Merci aux artistes et aux artisans de la Tempête qui font le pari d’un art pauvre pour un spectacle inventif, follement drôle et intelligent." | La Terrasse 17 septembre 2024 "Avec sa capacité ingénieuse à jouir du jeu qu’il fabrique, véritable antithèse de toute radinerie, le théâtre fait entendre la langue de Molière dans son tranchant et sa vitalité." | Les Échos 19 septembre 2024 "Avec leur gouaille, leurs facéties, leurs habits de fortune, [acteurs et actrices] inventent une forme de commedia dell'arte mêlée d'arte povera qui exalte toute la drôlerie et l'insolence de la pièce." | Télérama 24 septembre 2024 "Jouée avec presque rien et des costumes en train de se fabriquer en direct, L'Avare renait, porté par de vifs jeunes comédiens, une Anne-Élodie Sorlin endiablée (Frosine) et un John Arnold qui se confond avec Harpagon." | L'Humanité magazine 17 septembre 2024 "Accessoiristes et comédiens mélangés s'affairent devant les spectateurs dans un brouhaha joyeux et burlesque. Chaque soir, décor et habits varient, et un objet différent sort de la cassette. Le vieux radin ne perd rien de son caractère, campé par un John Arnold déjanté. Le reste de la troupe tourne à plein régime deux heures trente durant." | La Tribune du dimanche 24 septembre 2024 "On rit, on tremble, les irrésistibles répliques de 1668 font mouche. LA joie des interprètes n'efface jamais les sentiments. Et dans le rôle d'Harpagon, John Arnold, magistral, impose un homme complexe, un ogre, rival de son fils, et un être humain bouleversant." | Théâtral Magazine 1er septembre 2024 [entretien] "C'est une pièce que je connais par cœur, je l'ai tellement vue et jouée 360 fois avec Michel Bouquet. Nous sommes tous ce rôle, porteur de l'humanité toute entière." John Arnold | L'Officiel des spectacle 25 septembre 2024 "L’accueil en salle est désopilant : Anne-Élodie Sorlin, Frosine de compétition, commente les dons pendant que la troupe les trie et les range sur les portants métalliques qui dessinent la scénographie. Les comédiens sont en petite tenue : la générosité des spectateurs et l’inventivité des maquilleurs, costumiers, régisseurs et techniciens les habillent progressivement." | La Lettre du spectacle 17 septembre 2024 [entretien] "Nous sommes face à un public qui a un rapport différent à la dépense et à l'économie, qui est plutôt dans un modèle de consommation raisonnée. C'est passionnant de voir comment L'Avare se confronte à ce changement de paradigme." Clément Poirée |