texte Vincent Guédon
conception et mise en scène Pascal Kirsch
Tout commence en 2012. Le narrateur publie dans le journal L’Impossible une lettre ouverte à son frère disparu 29 ans plus tôt.
“Mon cher Jean-Marie, mon frère, je t’écris de loin. Où es-tu à cet instant ? Si tu es sur la route, où vas-tu ? Avec qui parles-tu ? Est-ce que tu portes la barbe ? Est-ce que tu es en bonne santé ? Est-ce que tu manges bien ? Est-ce que tu lis ?”
Il lui donne des nouvelles de la famille et tente par les mots de converser avec l’absent. Il n’y aura pas de réponse à ce courrier ni au suivant, l’énigme demeure jusqu’à ce qu’il apprenne sa mort quelques mois plus tard. Quels ont été les derniers moments de cet homme ? Personne ne semble s’être inquiété de cette disparition dans cette vie socialement déshumanisée. Depuis le refuge de l’enfance jusqu’à ces retrouvailles impossibles, comment combler les vides et les silences d’une existence qui s’est efforcée de disparaître, comment ne pas céder au vertige ? Pour la première fois à la Tempête, Pascal Kirsch s’est penché sur cette écriture troublante et palpitante de sensibilité, pour faire danser les mots sur scène et donner corps à cette histoire de fratrie et de disparition volontaire. En s’appuyant sur trois merveilleux interprètes et un musicien performer, dans une forme impressionniste au plus près des spectateurs, il se lancera dans cette enquête intime pour tenter de reconstituer une vie traversée de fantômes que l’on ne peut appréhender que par la fiction poétique, faute de preuves.
Distribution
avec Yann Boudaud, Jonathan Genet, Catherine Vinatier et le musicien Alvise Sinivia musique Alvise Sinivia lumières, régie générale Nicolas Ameil scénographie Pascal Kirsch accompagnement à la scénographie et aux costumes Virginie Gervaise vidéo Mathieu Kauffmann contruction du décor Anthony Lopez
Production
production Compagnie Rosebud ; en coproduction avec La Comédie de Valence – CDN Drôme-Ardèche, la Comédie de Béthune – CDN Hauts-de-France ; avec le soutien du Fonds SACD Théâtre et du Fonds SACD Musique de scène ; avec l’aide de la Spedidam et de l'Adami ; en coréalisation avec le Théâtre de la Tempête. Remerciements à Théâtre Ouvert – Centre national des dramaturgies contemporaines, à La Commune – CDN d’Aubervilliers. La compagnie Rosebud est conventionnée par la DRAC Ile-de-France.
Le texte du spectacle est lauréat de l’aide nationale à la création de textes dramatiques – Artcena. Il est publié aux éditions :esse que. administration Réjane Michel. production/diffusion Jean-Luc Weinich – Bureau Rustine. presse ZEF – Isabelle Muraour
- mardi > samedi 20h30 // dimanche 16h30
- relâche les lundis
- salle Adrien
- durée 1h45
- jeudi 15 octobre : rencontre avec l'équipe artistique à l'issue de la représentation
L'Humanité 1er octobre 2026 "Le texte de Vincent Guédon est précis, acéré et ouvert à l’imaginaire. La mise en scène de Pascal Kirsch, à la fois fluide et encombrée des petits détails du quotidien d’une vie ordinaire, permet de s’inscrire silencieusement dans ce récit." | Double Marge 30 septembre 2026 "Un spectacle rare et précieux qui bascule toute parole vers le vide et nous donne le vertige." | Le Canard enchaîné 30 septembre 2026 "Il y aura une esquisse de pas dansés entre les deux frères, à pleurer. L'apparition muette de médecins légistes côtoyant la mort comme on marche sur la Lune. Des grâces et des douceurs. Une mise en scène lumineuse signée Pascal Kirsch." | Joshka Schidlow 30 septembre 2026 "Catherine Vinatier incarne toutes ces femmes d’une vibrante humanité. L’une se montre d’une grande finesse, une autre a un parler dru qui apporte une note d’humour à ce spectacle qui nous plonge au coeur des ténèbres humaines." | Un fauteuil pour l'orchestre 25 septembre 2026 "Par la précision presque musicale et rythmique des trois acteurs virtuoses, on se met à entendre ce que les mots découvrent autant que ce qu’ils recouvrent." | La Terrasse 20 septembre 2026 "Après un échange entre le frère absent, auquel Jonathan Genet prête une présence flottante, et le frère écrivain qui le convoque dans un rêve, le trio d’acteurs déploie autant de scènes qu’il y a de micro-décors sur scène, chacune dans une esthétique théâtrale différente." | Frictions 20 septembre 2026 "Et dès lors de naviguer au fil des événements dans une sorte d’entre deux, entre songe et réalité, dans un état de mi-conscience que Yann Boudaud nous adresse ou s’adresse à lui-même d’admirable manière. Face à lui Catherine Vinatier l’ancre dans une étrange et même truculente vraie-fausse réalité, alors que Jonathan Genet et le musicien Alvise Sinivia complètent la singulière mais parfaitement cohérente distribution pour nous faire toucher du doigt ce qui est de l’ordre de l’impossible." | SceneWeb 18 septembre 2026 "Pascal Kirsch a le don de faire apparaître l’invisible, de faire de la représentation une expérience sensible, presque tactile, qui nous tient en haleine et nous donne des frissons." | Libération 18 septembre 2026 "A la mise en scène, Pascal Kirsch capitalise sur cette terrible inconnue en multipliant les théâtralités et les points de vue, presque un par personnage : la solaire Catherine Vinatier interprète des figures féminines quasi burlesques ; Yann Boudaud campe un doux mystérieux ; quant à Jonathan Genet, il joue un Jean-Marie angoissant, fantôme souvent silencieux auquel les vivants s’adressent timidement…" | WebTheatre 18 septembre 2026 "Une mise en scène vibrante qui donne à entendre l’impondérable existentiel." |