Lazare
Il franchit un jour les portes du Théâtre Gérard Philipe à Saint Denis pour rejoindre l’équipe des jeunes ouvreurs. Depuis, il n’a plus quitté les plateaux, écrivant ses premières pièces et multipliant les rencontres avec des metteurs en scène tels que François Tanguy, Claude Régy ou Stanislas Nordey qui l’invite en 2000 à rejoindre l’école du Théâtre national de Bretagne.
Le chemin de l’écriture passant d’abord par l’oralité, il développe depuis toujours une pratique du poème improvisé seul ou accompagné de musiciens. Entre 2006 et 2010, il est l’invité du festival La voix est libre au Théâtre des Bouffes du Nord. Il collabore avec les musicien-nes Elise Dabrowski, Ballaké Sissoko, Jean François Pauvros et Benjamin Colin avec qui il fonde le duo Les chambres de hasard.
En 2007, il fonde la compagnie Vita Nova et réunit autour de lui une constellation pluridisciplinaire parmi lesquels figure l’actrice Anne Baudoux, les musiciens Mourad Musset, Benjamin Colin et la scénographe Marguerite Bordat. Il réalise une première trilogie, l’épopée d’une famille entre France et Algérie, un théâtre avant tout poétique et musical dont les motifs principaux sont la mémoire refoulée et les trous de l’histoire de France : Passé – je ne sais où, qui revient (2009); Au pied du mur sans porte (2011); Rabah Robert – touche ailleurs que là où tu es né (2013).
Metteur en scène associé au Théâtre National de Strasbourg entre entre 2016 et 2022 Il y propose Sombre Rivière (2017) cabaret mené tambour battant pour conjurer les idéologies mortifères après les attentats de Paris, suivi de Je m’appelle Ismaël (2019) pièce d’anticipation et manifeste de résistance de l’image poétique. Cœur instamment dénudé (2022) est une réécriture du mythe de Psyché, un conte fantastique, empruntant les codes de la comédie musicale.
Au printemps 2026, L’avenir des reflets est présentée au Théâtre National La colline à Paris ; cette dernière création, par les figures historiques de Jean Paul Marat et d’Olympe de Gouges, revient sur notre passé révolutionnaire.
Pour le chorégraphe Josef Nadj, il danse dans le spectacle Cherry Brandy ( 2010). Avec la danseuse et chorégraphe Jann Gallois, il danse dans L’Éclosion des gorilles au cœur d’artichaut pour un Sujet à Vif du Festival d’Avignon( 2017). Le duo se retrouve pour Éros en confinement sur le parvis de l’espace Cardin à Paris (2020).
Lazare a également réalisé plusieurs courts métrages Je m’appelle Ismaël (2019), L’envoutement (2024), La princesse aux pieds nus, le film de Mon actrice(s) principale(s), est sa 3ème réalisation.
Ses textes sont en parti édités aux Solitaires Intempestifs et Esse Que Éditions.