texte Ivan Viripaev
traduction Tania Moguilevskaia, Gilles Morel
mise en scène Yordan Goldwaser
Quatre jeunes gens viennent partager leurs interrogations sur l’amour à travers les histoires de deux couples d’octogénaires à la longévité amoureuse édifiante.
"PREMIÈRE FEMME. — Et voilà qu’à la seconde même Sandra a compris que la vie est composée de quelques menus éclats multicolores. Que dans la vie il n’y a rien d’entier, mais seulement de menus morceaux éclatés, qu’il n’y a pas de fable unique, mais une multitude d’épisodes, qu’il n’y a rien d’essentiel, mais seulement de menus détails."
Quand Dennis, sur le point de rendre l’âme, fait une magnifique déclaration à sa femme Sandra, celle-ci avoue ne brûler que pour son meilleur ami. Cette révélation va agir comme une déflagration, les fondements de l’amour qui semblaient si solides en sont bouleversés. Le vrai amour est-il ou non réciproque ? Question vertigineuse dont Viripaev se saisit dans une succession de récits drôles et tragiques, parfois anecdotiques en apparence, mais toujours essentiels. Quel bonheur de retrouver cette écriture et ses méandres obsessionnels. Une langue hypnotique que le metteur en scène Yordan Goldwaser explore depuis plusieurs années, en écoutant cette petite musique entêtante, en suivant ses motifs et ses variations. Sur scène, c’est à une véritable partie d’échecs que l’on assistera, entre quatre interprètes équilibristes qui s’amusent à troquer leur rôle pour tenter de saisir l’essence même de l’amour, nous entraînant toujours plus loin dans le tourbillon de ce monde en éclats, qui parfois s’éclaire l’espace d’un instant.
Distribution
avec Pierre Devérines, Jeanne Lepers, Barthélémy Meridjen, Julie Moulier collaboration artistique Yann Richard scénographie, costumes, régie générale Lucie Gautrain lumières Diane Guérin son Tal Agam construction Guillaume Gouarin régie Lucie Cardinal
Production
production La nuit américaine ; en coproduction avec le Studio–Théâtre de Vitry, le NEST – CDN transfrontalier de Thionville – Grand Est, le Théâtre de Vanves ; avec le soutien de la DRAC Grand Est, de la région Grand Est, de la ville de Strasbourg, de La Vie Brève – Théâtre de l’Aquarium, du TAPS – Théâtre actuel et public de Strasbourg, de Lilas en Scène. La pièce Illusions est traduite avec le soutien de Maison Antoine Vitez – Centre international de la traduction théâtrale. Les traductions des textes d’Ivan Viripaev sont publiées aux Éditions Les Solitaires Intempestifs. Titulaire des droits : Henschel SCHAUSPIEL Theaterverlag Berlin GmbH – agent de l’auteur pour l’espace francophone : Gilles Morel. production Frédérique Wirtz – La Poulie Production. diffusion Victor Hocquet – La Poulie Production. presse Delphine Menjaud-Podrzycki – collectif Overjoyed
remerciements à Silouane Kohler et à Stéphane Nee
- mardi > samedi 20h // dimanche 16h (horaires inhabituels pour cette salle)
- relâche les lundis
- salle Adrien
- durée 1h30
- jeudi 18 juin : rencontre avec l'équipe artistique à l'issue de la représentation
L'Humanité 15 juin 2026 "La mise en scène de Yordan Goldwaser est aiguisée. Chaque respiration, chaque geste est mesuré avec finesse. A eux seuls souvent, ils amusent. Illusions est une pièce pas sérieuse, et en même temps ancrée dans la vie vraie." | Les Échos 8 juin 2026 "A tour de rôle, le quatuor d'interprètes entre dans ce jeu de "Je t'aime... moi non plus" sous la direction précise et astucieuse de Yordan Goldwaser. A l'image des quelques éléments de décor visiblement encore en chantier […], le metteur en scène travaille le texte de façon à en exhiber les mécanismes rhétoriques." | La Terrasse 8 juin 2026 "Les comédiens tentent, à travers les péripéties qui ont jalonné des décennies d’amour, d’appréhender la nature exacte de l’amour, de le définir mais sans doute l’expérience amoureuse est-elle par essence insaisissable. « Il doit bien y avoir quelque chose de constant dans ce cosmos changeant ? », demande pourtant l’une de nos protagonistes. Un moment théâtral puissant qui résonne avec notre propre intériorité." | Coups d'Œil 11 juin 2026 "De la vie vraie. Au-delà des mots du récit, celle que transporte le sang qui court dans le corps des comédien·ne·s. Comme rarement, difficile de choisir ici. Aux mains qui volent de Jeanne Lepers répondent les yeux qui crient de Pierre Devérines. Du jeu par-delà les mots, en dialogue des corps. Ceux de Barthélémy Meridjen et de Julie Moulier aussi, quand lui est au ciel là où elle est à la terre." | CultNews 5 juin 2026 "La force d’Illusions se trouve tout à la fois dans la qualité de ce texte et dans la justesse avec laquelle les comédiens et comédiennes (Pierre Devérines, Jeanne Lepers, Barthélémy Meridjen et Julie Moulier) le servent. Leur jeu repose sur une simplicité et une connivence avec le public qui n’est jamais trop appuyée." | WebTheatre 5 juin 2026 "Pierre Devérines, Julie Moulier, Jeanne Lepers et Barthélémy Meridjen, à tant évoquer à la fois le besoin de certitudes, le rêve lunaire et ses songes, restent pourtant habités dans leur sobriété d’un éclat solaire certain, amusés, sérieux et directs dans leurs discours, prenant le public à témoin : ils irradient pleinement l’espace." | Arts-Chipels 11 juin 2026 "À la fois témoins et parties prenantes des vieux qui meurent l’un après l’autre, les interprètes s’emparent de la partition de ces alter ego en rendant leur discours à la fois émouvant et dérisoire. Cela implique de jouer en même temps la sincérité des personnages et le doute engendré par leurs déclarations d’amour contradictoires." | La Terrasse 21 mai 2026 [ENTRETIEN] "Comment s’assurer qu’on a vraiment fait l’expérience de l’amour, en aimant ou étant aimé ? Existe-t-il des manières plus complètes, plus intenses de la vivre ? Selon Viripaev, la vérité est toujours fragile et temporaire." | SceneWeb 31 janvier 2024 "Yordan Goldwaser poursuit son chemin avec Ivan Viripaev. La mise en scène d’Illusions (comédie) nous plonge avec un délicat mélange d’humour et de gravité dans un récit où le métaphysique prend des airs très quotidiens. Où en douceur, les codes théâtraux sont bousculés pour dire le désordre de l’époque." | Hottello 29 janvier 2024 "Le spectacle est saillant et plein d’humour: les interprètes sont jeunes et font le récit d’anciens qui sont défunts, réalisant pour ce faire des retours dans leur propre jeunesse, sincères et justes." | magazine Poly 26 novembre 2025 [INTERVIEW] "Viripaev est insaisissable : quand le cynisme semble prendre le dessus, une candeur profonde ressurgit, puis il est désabusé et la naïveté arrive avec une foi immense en la réunion des gens au théâtre." |