d'après Le Procès de Franz Kafka
adaptation et mise en scène Clément Poirée
Le matin de son trentième anniversaire, Josef K. se réveille en sursaut. Deux gardiens viennent l’arrêter dans sa chambre alors qu’il part travailler.
"Jette ton manteau, noble rêve, sur les épaules de l’enfant."
De quoi est-il coupable ? Qui l’accuse ? Quelle est cette loi invisible et implacable qui ne se laisse pas appréhender ? Les questions fusent, vertigineuses, à la démesure de cette vie sans histoire tout à coup percutée par l’extraordinaire. K. se débat, clame son innocence face à une machine administrative tentaculaire et incommensurable. Qui est coupable, celui qui décide ou celui qui accepte sa culpabilité ? À partir du Procès, Clément Poirée propose une plongée dans l’oeuvre de Kafka. À la fois thriller existentiel qui emboîte le pas solitaire de K. et immersion dans sa vie intérieure, ses rêves, ses angoisses et ses fantasmes. Une vie nocturne peuplée d’anges déchus, de champion olympique de natation, de toréador désoeuvré, d’homme-écureuil. Un spectacle de visions, entre veille et sommeil, porté par un jeu très physique des comédiens-chanteurs-circassiens, pour ouvrir la réflexion sur un monde "diabolique en toute innocence".
Distribution
avec Pascal Cesari, Jeanne Lepers, Matthieu Marie, Riccardo Pedri, Lauren Pineau-Orcier, Nanténé Traoré, Aymeric Trionfo, Julien Villa collaboration à la mise en scène Sylvain Dufour scénographie, accessoires Erwan Creff assisté de Caroline Aouin lumières Guillaume Tesson assisté d’Édith Biscaro costumes Hanna Sjödin assistée de Camille Lamy taille costumes Lydie Lalaux musique, son Stéphanie Gibert assistée de Farid Laroussi maquillage, perruques Pauline Bry-Martin habillage Émilie Lechevalier, Solène Truong vidéo Thomas Rathier régie générale Yan Dekel construction du décor Émilie Braun
Production
production Théâtre de la Tempête, soutenu par l’État – direction générale de la création artistique, la région Ile-de-France et la ville de Paris.
presse Pascal Zelcer
remerciements à Madeline Goldenstein, Arthur Noctulle, Élia Poirée, Lili-Marie Rousseau, Timothée Tonneau
- mardi > samedi 20h // dimanche 16h
- relâche les lundis
- salle Serreau
- durée : 2h10
- dimanche 20 septembre : rencontre avec Leslie Kaplan après la représentation
Arts Culture Evasions 9 octobre 2026 "Une réussite est que la pièce ne montre pas que la réalité mais aussi les songes ou cauchemars de personnages et qu’à un moment le spectateur ne sais plus ce qui est songe et ce qui est réel." avec une interview de l'acteur Pascal Cesari | Théâtral Magazine 25 septembre 2026 "Le monde de Kafka, absurde et angoissant, est soutenu par une belle scénographie inventive et mobile, sur fond de vitres salies, derrière lesquelles se découpent d’inquiétantes silhouettes. Un univers onirique inquiétant dans lequel s’étire l’interminable procédure à l’encontre du malheureux Josef K. Clément Poirée s’en amuse, et nous avec." | Singulars 25 septembre 2026 "Ce spectacle aussi décomplexé qu’engagé, visuellement époustouflant, métamorphose l’impasse kafkaïenne en un terrain de jeu théâtral féroce mais surtout en résistance contre l’arbitraire." | WebTheatre 25 septembre 2026 "Un spectacle paradoxalement enjoué pour un auteur exigeant, servi par une troupe talentueuse qui se dépense sans compter." | Télérama 23 septembre 2026 "La mise en scène et la direction d'acteurs de Clément Poirée –qui mêle d'autres écrits de Kafka à cette adaptation du Procès – soulignent l'impression d'étrangeté qui se dégage de l'enquête menée par son héros." | Un fauteuil pour l'orchestre 18 septembre 2026 "Clément Poirée réussit haut la main avec un Josef K. psychanalytique, baroque, d’une liberté folle et viscéralement théâtrale." | La Terrasse 18 septembre 2026 "Tout au long de la vaine quête de Josef K., qui se dédouble, voire se démultiplie, la loi inexpliquée règne en majesté, comme le prouvent l’avocate Maître Huld (Nanténé Traoré) et son assistante (Lauren Pineau-Orcier), lors de scènes réussies et piquantes." | France Info 16 septembre 2026 "Comment se traduit sur scène cette imagination débordante ? Par un tsunami créatif : un spectacle total, théâtre, chant, performances physiques, vidéo… Dans un décor mouvant, qui constitue un personnage à part entière, se meuvent des acrobates, les doubles de Josef K…" | Le Canard enchaîné 16 septembre 2026 "Clément Poirée a retrouvé en Kafka le prince de l'humour." | Les Échos 14 septembre 2026 "L'esthétique, en clair-obscur, est comme à l'accoutumée superbe ; et le casting impeccable – huit interprètes chauffés à blanc dont un ange acrobate." | Coups d'Œil 14 septembre 2026 "C’est dans cette conception onirique, métaphysique et métaphorique que réside toute la richesse du spectacle de Clément Poirée, que porte sur ses épaules l’épatant Pascal Cesari." | Publik'Art 14 septembre 2026 "C’est toute la force de cette adaptation : ne pas chercher à illustrer Le Procès, mais à pénétrer dans sa fièvre. Clément Poirée ne nous conduit pas seulement dans les couloirs d’une administration tentaculaire." | Artistik Rezo 13 septembre 2026 "Ce spectacle fait finalement de Josef K, double de Kafka, un frère en humanité, trop docile pour tout remettre en question, trop gentil pour désobéir, trop sensible pour combattre sévèrement, dans une société policée et administrative qui pourrait ressembler étrangement à nos vies." | Critique Théâtre Clau 13 septembre 2026 "Clément Poirée nous entraîne avec talent dans l’étrange univers de Kafka, entre rêve et réalité. Un spectacle inventif et surprenant, porté par une remarquable troupe." | La Gazette du Théâtre 13 septembre 2026 "Ce Josef K. est à la fois une petite odyssée, celle du quidam isolé (de l’homme moderne quoi), mais aussi une grande téléportation dans l’univers culturel des grands artistes oniriques, de ces grands dévoileurs de réalités ironiques." | Ubiquité Cultures 12 septembre 2026 "Clément Poirée nous immerge dans l’œuvre labyrinthique et troublée de Kafka avec bonheur et restitue avec son équipe les obsessions, simulacres, fantasmes, désirs et peurs de Josef K. Une partition musicale ponctue l’action avec subtilité." | L'officiel des spectacles 9 septembre 2026 [ENTRETIEN] " Au plateau, scénographié par Erwan Creff, la chambre de K. est comme une boîte crânienne qui s’ouvre et se déforme pour créer des espaces différents : escaliers, portes et couloirs sont ceux du labyrinthe physique et spirituel dans lequel chemine Josef K." | SceneWeb 2 septembre 2026 [ENTRETIEN] "Sur scène, on découvre un Kafka doté d’une immense fantaisie, beaucoup plus picaresque et visuel qu’à la simple lecture. Par exemple, la description de l’arrestation de Josef K. par des gardes vêtus de combinaisons de cuir moulantes avec des anneaux passe parfois inaperçue dans le livre, mais acquiert une puissance visuelle, ironique et troublante une fois mise en scène." | La Terrasse 29 août 2026 [ENTRETIEN] "Josef K. est un spectacle inquiétant. (… )Mais, comme toujours, l’inquiétude est, avec un peu de distance et une bonne dose d’ironie, assez burlesque. Elle est une forme d’étonnement face au monde. Il y a du Buster Keaton chez Josef, ce grand candide." |