Saison 2019 - 2020

Nos monstres les plus rares. *

Il en faut de l’estomac pour avaler, information après information, ce chapelet de nouvelles angoissantes égrenées jusqu’à l’écoeurement et qui nous tiennent lieu de représentation du monde. Au risque de se retrouver un beau matin gouvernés par nos peurs et de perdre l’appétit. Peut-être est-ce le fait de notre époque en pleine mutation qui ne se connaît pas encore.

L’ancien se meurt, le nouveau ne parvient pas à voir le jour, dans cet interrègne surgissent les monstres. A.Gramsci

Que faire de ces monstres ? De nos monstres ?
Cette saison à la Tempête nous vous les servirons sur un plateau.

Nos scènes sont à leur meilleur quand elles tournent leur regard à l’intérieur, qu’elles se jouent de nos peurs, qu’elles éclairent notre part d’ombre. La scène est le lieu où l’on rend visible l’invisible, où l’on donne forme à l’informe. Elle devient passionnante quand elle renonce à nous présenter ce qu’il faut faire et ne pas faire, craindre ou souhaiter, pour mieux s’aventurer dans des régions incertaines.

Au delà, c’est le pays des monstres et des tragédies, habité par les poètes et les mythographes ; on n’y rencontre plus ni preuve ni certitude. Plutarque.

Découvrir nos monstres, figures de nos métamorphoses, dans tout ce qu’ils ont d’effrayant autant que de merveilleux, c’est se reconnaître. Reconnaître que nous sommes hybrides, contradictoires, mouvants, indéfinis, capables du plus beau et du plus laid.
Une manière de vivre en bonne intelligence avec nos doutes et nos peurs tout en gardant toujours insatiable notre appétit.

Pour cette nouvelle saison, la Tempête fait peau neuve et se met aux fourneaux pour vous proposer une carte faite «maison» consacrée toute entière à nourrir et attiser votre gourmandise. Elle confie sa barre aux poètes et mythographes, à la recherche de cet autre pays irréductible qui est en nous autant qu’au delà ; eux savent bien qu’on y accède seulement par des chemins détournés, tout à la fois inquiétants et joyeux.

Les petits plats dans les grands, le poil lustré, les pognes dans la poche trouée de notre tablier, nous vous attendons avec un appétit d’ogre. Les papillons au ventre ce n’est pas de la peur, c’est de la faim !

Clément Poirée

* Shakespeare

Dans Le Frigo... Macbeth / Les Bonnes

textes Copi, Shakespeare, Genet
mise en scène Clément Poirée

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Vie et mort d'un chien traduit du danois par Niels Nielsen

texte et mise en scène Jean Bechetoille

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Mademoiselle Julie

de August Strindberg
texte français et mise en scène Élisabeth Chailloux

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Les Guêpes de l'été nous piquent encore en novembre & L'Affaire de la rue de Lourcine

de Ivan Viripaev et Eugène Labiche
mise en scène Frédéric Bélier-Garcia

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Élémentaire

de Sébastien Bravard
mise en scène Clément Poirée

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Les Enivrés

de Ivan Viripaev texte français Tania Moguilevskaia et Gilles Morel
mise en scène Clément Poirée

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Hélas

de Nicole Genovese
mise en scène Claude Vanessa

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Métamorphoses

d'après Ovide
mise en scène Luca Giacomoni

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L'Éveil du printemps

de Frank Wedekind
mise en scène Armel Roussel

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V.I.T.R.I.O.L.

de Elsa Granat et Roxane Kasperski
mise en scène Elsa Granat

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Alice, de l'autre côté

d’après Lewis Carroll
mise en scène Charlie Windelschmidt

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SStockholm

de Solenn Denis
création collective Le Denisyak & Faustine Tournan

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La Chanson de Roland

Un spectacle de Jean Lambert-wild, Lorenzo Malaguerra & Marc Goldberg

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Philip K. ou la fille aux cheveux noirs

d’après Philip K. Dick
Pièce écrite au plateau
à partir de textes de Julien Villa
texte et mise en scène Julien Villa

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Rebibbia

d’après Goliarda Sapienza
mise en scène Louise Vignaud

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